Entiché

Entiché.
De l’île de sein.


Vue du grand phare, phare de Goulenez
Île de Sein. Vue du grand phare, phare de Goulenez.



8km de la pointe du Raz, 1/2 km2  (50 Ha), 1,5 m d’altitude moyenne, point culminant à environ 9m. Ce bout de landes et de rochers en plein milieu de l’océan, est bien peu de chose quand la mer et le vent se déchainent. Et pourtant, elle se défend, fort bien d’ailleurs.

L’île de Sein est plate comme une limande.  Autant dire que le vent n’est guère gêné quand il décide de forcir. La mer ne le serait guère aussi, sans les digues protectrices, quand la houle s’emballe.

Les rues du village sont étroites. Certaines très étroites. Les maisons sont ramassées les unes contre les  autres, tassées, pour résister…

L’île de Sein est une concentration de belles lumières. Où que tu ailles, tu auras toujours des couleurs saisissantes, et curieusement, rarement les mêmes. Si tu t’ennuies sur l’île avec ton appareil photo, vends-le ou achète-toi des yeux! Sur Sein, tu cliques au pif et c’est beau!

Si en plus la mer est joueuse, alors là, mais alors là, tu exultes! Dans les embruns, la lumière s’irise, le tapage des rouleaux te pénètre, l’écume mousse, la vague change dix fois de couleur…

Et je ne te parle là que de la nature…
Parce que sur l’île, il y aussi des habitants. Une grosse centaine.

Ce sera pour un autre billet. Il y a trop à dire. Parce que les gens sur l’île, comment dire… C’est mieux qu’à la maison. Les gens à l’île, à moins de faire le gros con qui a tout vu tout fait, ils t’accueillent.  Sur l’île de Sein, tu frimes pas. Ou alors pas longtemps…

C’est parti!!

Et voilà. Ce jeudi 23 (novembre?), avril,  à 08:09:56, ce site va être mis en ligne. À 8h30.

D’ici peu, tout sera, (est ), visible par tous.  De Saint-Hilaire-Cusson-la-Valmitte à Porspoder, en passant par Sydney et Reykjavik. C’est à la fois un truc incroyable, et aussi tellement banal, voire insignifiant; mes photos noyées dans la masse d’informations circulant sur le Web. En fait, ça n’intéresse que moi. Peut-être que toi aussi, un petit peu…

Maintenant, la balle est lancée. Le site va vivre sa vie, dans les limbes de ton ordi, dans les fibres optiques sous-marines, dans les satellites. Il va se faire une place, se frotter aux robots de Google, et côtoyer, au hasard des processeurs et autres cartes informatiques, des images de Gilles CARON, celui m’a attiré dans l’univers de la photo quand j’étais gamin…
Advienne que pourra. En tous cas, je me fais déjà plaisir. À montrer mes images, à en proposer quelques unes à la vente, à blogger.

L’aventure ne fait que commencer.

Dis donc, ça fait pas un peu cher pour des posters,
non?
🙂

 

Philtre

Doisneau©robert Doisneau

Viser dans un Rolleiflex, ou un autre appareil argentique de légende, c’est comme boire un breuvage qui t’enivre et te fait voyager dans le temps. Quand tu regardes l’image inversée sur le verre de visée, tes sens sont perturbés. Le temps se fige. L’image du 80mm/f:2.8 est belle, avec un joli bokeh. Tu fais le point. Et si tu es assez proche du sujet, en tournant la molette, tu « passes » facilement des lèvres, au nez, aux oreilles, chacun étant net quand les autres sont flous (dans le bokeh). C’est magique.

– « Oui, me dira-t-ON, mais tu fais pareil avec un zoom sur ton reflex numérique. « 
Ben non. Avec mon Rollei, tu n’as pas le bzzz bzzz de la mise au point auto, et les points rouges qui s’allument.

L’image est carrée. Carrément. Et ça aussi c’est un voyage dans le temps.
– « ON » me dit encore: « Maintenant, avec Instagram, le carré revient à la mode. »

Bon, « ON », tu commences à m’énerver. Moi, le format carré, ça m’évoque antan. Voilà. C’est tout et c’est comme ça!

Quand je te regarde à travers mon Rollei, je vois Marilyn, Grace Kelly, Frank Sinatra, Sophia Loren,  Cocteau, Montand… J’en passe. Je les vois qui, monter les marches, qui les descendre, qui la cigarette aux lèvres en contre-jour…

Quand je regarde dans mon Rollei, je pense à Doisneau, Depardon, Capa, Willy Ronis, Alfred Eisenstaedt, Vivian Maier… et j’aime imaginer leur vie à ce moment. Paisible à déambuler, ou dans leur résidence Provençale pour certains, à plat ventre sous le sifflement des balles pour un autre, malmené au pied de la passerelle d’une caravelle, ou encore dans  la cohue d’un festival.

Le Rolleiflex est à la photo ce que la DS est à l’automobile. Il a marqué son temps. Une bonne quarantaine d’année.Voire 50-60? 

ON me dit:  » Oui, mais avec le numérique, tu fais de bien meilleures photos! « 
ON, tu commences à me chauffer grave!  Je n’ai pas dit le contraire! Mais l’ambiance, ON, l’ambiance! Et le plaisir, ON, tu en fais quoi du plaisir?

Puis qu’il s’agit bien de ça, le-Plai-sir!
De prendre le temps, de regarder, de cadrer, d’apprécier, puis d’attendre de voir l’image sortir mouillée de la chimie, et de découvrir enfin le résultat de la prise de vue. Quelques fois des semaines plus tard.

Plai-sir, ON! 

Au fait, sais-tu avec quel appareil la photo officielle de notre président (F.Hollande) a été faite? Celle qu’on voit dans toutes les mairies. Je te le donne en mille! Un Rolleiflex! De 1963! Oui, oui…

Quand Raymond Depardon a mitraillé le président pour ce portrait, il avait trois appareils. De mémoire, un Leica M (argentique), un Canon reflex (Numérique), et un Rolleiflex. C’est un cliché du Rollei qui a emporté les suffrages. Le 12ème et dernier de la pellicule.

Qu’ajouter de plus?

 

©MAGNUM DISTRIBUTION / Vincent Catala
©Photos prises sur le Web. Pas d’auteur. Service photos de l’Élysée?

Intégriste

On me disait récemment: « Oui, mais toi tu es un intégriste, tu fais de l’argentique!  »

Intégriste: Celui qui s’attache à maintenir l’essentiel et l’accessoire d’une doctrine, d’un mouvement, en refusant toute concession, toute évolution dans l’essentiel comme dans l’accessoire.

Ben non, tu te goures! Je prétends être exactement le contraire. Je fais aussi du numérique avec mes Canon EOS et G1x. Et mes négatifs argentiques, je les numérise pour les « développer » sur l’ordi. Le labo, la chimie, ça m’emmer…!
Par contre, prendre des photos avec un appareil à pellicule, c’est une vision rétro, certes, mais tellement différente de la frénésie prolixe numérique!

Différent du numérique?

Quand tu charges ton Rolleiflex, avec un rouleau 120, tu t’abrites de la lumière, des embruns, du vent, de la bruine, des doigts de gamins, des poils de chiens, de la poussière… Quand la météo est bonne, ou à l’intérieur, c’est facile. Mais si tu es dehors, à la plage, ou au ski, ou encore à Tataouine, c’est une autre paire de manches! Dos au vent – oui, mais le soleil, il est en face! Et merd… ! – tu quittes les gants, le froid te rend les doigts gourds, tu essayes de déchirer la bande de protection, – t’as pas l’emballage à défaire, c’est déjà ça en moins, tu es malin, tu as prévu à la maison avant de partir – Ensuite, tu permutes l’axe de bobine, tu introduis l’amorce de la pellicule dans la fente, tu débutes un réarmement, que tout soit bien accroché, puis tu fermes le capot, et tu armes jusqu’à la 1ère vue!  Ouf!!

Te voilà partie pour un rouleau complet de … 12 vues!

Alors, tu y vas à l’économie, et quand tu déclenches, tu es quasi sûre de toi!
Quand tu abordes des gens pour les prendre en photos, ils ont remarqué ton char d’assaut en bandoulière; alors vous avez un échange sur l’argentique, et le char. Si bien qu’ils prendront la pose pour ne pas risquer de gâcher. Et comme avec le Rolleiflex tu regardes en haut de l’appareil pour viser, eux, ils ne te voient pas pareil. Ils sont pas agressés. Calmes, détendus. Et ça fonctionne.
La prise de vue argentique au Rolleiflex, c’est un bonheur!

La prochaine fois, je te dirai ce que je vois dans mon Rollei quand je te cadre

Présomptueux

Est-ce être suffisant que de vouloir prétendre proposer à la vente des photos aspirant être des oeuvres artistiques? De ne pas les coller sur des mugs, des coussins ou des tapis de souris?

C’est une des questions que je me suis posée.
Vendre mes photos…
Je fais le choix d’une démarche  d’auteur, et non d’artisan. Non pas que je dénigre les artisans-photographes, mais les objectifs et fonctionnements ne sont pas les mêmes. Il me semble.
L’un va vendre des produits, l’autre des créations.
L’un va faire tourner une boutique, l’autre va s’entêter à faire du beau (au moins pour lui), au risque ne pas vendre.
L’un va avoir tendance à privilégier le chiffre d’affaire, l’autre aura une sélection drastique quitte à bouffer des nouilles le mois durant…
L’un gère une entreprise, l’autre baguenaude le nez au vent.
Il m’apparait que chez l’un, l’image est plus un support qu’une fin en soi chez l’autre.

Bon, je te l’accorde, il y a là quelques raccourcis. Certains pour le moins rapide…  Un artisan crée aussi, et un artiste a aussi un estomac… Mais le fond de ma réflexion est bien à cet endroit. Et je ne suis sûrement pas le premier à y réfléchir.

Vous trouverez donc sur ce site des oeuvres d’art. Et pas de mug…

 

 

Énervé

Mise en place des CGV.

Ce soir, ce n’était pas du plaisir; création de la page « Conditions générales de vente ». Le truc obligatoire, bien rébarbatif, que tu es obligé de mettre sur un site de vente en ligne. Et sans compter les modifications à y apporter, dans le cadre de la loi Hamon, pour la protection des consommateurs. Certains disent:

– « tu n’as qu’à faire un copier-coller que tu prends sur un site!  »

Le souci, c’est qu’il faut personnaliser le truc. Alors effectivement, j’ai pris un modèle que j’ai complété. Mais il faut le lire en entier pour bien remplacer chaussures par photo, son nom par mon nom, adapter les frais de ports, i tutti quanti!

Enfin, maintenant, c’est fait. Jusqu’à la prochaine révision du successeur d’Hamon! Voire d’Hamon lui-même, il en a encore le temps…

Il est 23:09:20, au lit!

Content

Mise en place, suite: Mes albums en ligne…

Aujourd’hui, Dimanche 12 avril 2015, je termine de mettre en ligne 5 albums. Enfin.

Rechercher les photos dans Lightroom, les retravailler, les exporter, les télécharger pour enfin les placer dans les albums, et pour finir, ne pas oublier de cliquer sur « Publier »! Ouf. C’est une bonne chose de faite, pas très intéressante, mais assez gratifiante au final, quand je (re)découvre mes images dans les pages.

Vous me direz?

Par contre, je bégaye pour replacer le bloc « mettre en plein écran » (arrowslidecontrolls_fullscreen) sur toutes les pages. À l’origine, il y était. Maintenant, il n’est que sur « Bienvenue » et « Album »! J’ai dû faire une boulette. Et le language CSS, j’ai du mal… Si quelqu’un qui passe par là a une idée, je le lirai avec plaisir…  🙂

Tiens, je vous pose un bouton là dessous pour accéder directement aux albums! Allez, soyons téméraire; je pose des balises <center> pour le centrer. Vous êtes gâtés là! Je teste. Voyons voir si ça fonctionne…

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