Bienvenue

Ce site est en mouvement et n’est pas encore tout à fait abouti.
Mais d’ores et déjà,  ci-dessous ou dans le menu, de lien en lien, de page en page, tu pourras voir mes travaux.
Comme  Trampoline, Rapetassage, Myriam.
Entre autres…

©CBàlG

Trampoline

C’est un genre de chahut, que j’aime artistique, riant et joli….

  1.  C’est parler de la liberté du corps. Liberté de mouvement, liberté de déplacement.
  2.  C’est aller à l’encontre de l’injonction du lisse, des « améliorations » photoshopées, et de la vie en général qui rejette toutes  « originalités », surpoids, âges avancés, malformations…
  3.  C’est aussi reconnaître le corps humain en tant que tel et non comme un outil promotionnel mercantile.
  4.  C’est encore désexualiser la nudité. Laissant le sexe à une relation particulière, et la nudité à la vie, au naturel, au beau. À la liberté …
  5.  C’est enfin, ne plus jouer avec cette pudibonderie toxique et délétère qui interdit la vision d’un sein de fille,  mais banalise les images de violence, de guerre, de malheur, tout en surfant sur l’érotisme pour vendre parfums, automobiles et autres vacances de rêves… 

L’idée est de montrer comment un corps « dérangé » par l’apesanteur ou l’écrasement,  dans des poses pas voulues et en relative insécurité, peut être esthétique, voire charmant.

Le travail en cours sur le Trampoline est visible ici : trampoline.photo

Rapetassage

C’est une mise en lumière de ce qu’on cache habituellement de nos corps, augmenté des rapetassages de Marie. De véritables œuvres d’art brut, qu’elle a laissées en quittant sa maison….
Des pantalons de travail, des torchons, des draps, son tablier, et ses carnets. 14 agendas rapetassés de 14 ans de sa vie…

J’habite sa maison. Je marche sur le parquet qu’elle a usé à trop le récurer, j’utilise ses vieux draps en nappes, voiles d’ombrage, je mange la soupe dans ses bols… 

J’aime me souvenir de cette « vieille » comme d’une fille. Et non comme l’acariâtre que décrivent certain·es ….

  1. Avec la série rapetassage, j’aime dépoussiérer ces témoins de vie passée, rude et austère.
  2. J’aime  mêler la vie de Marie avec des poses jeunes et espiègles.
  3. J’aime concilier les reprises de ces vieux tissus avec les marques de vie sur  la peau. Quelques fois rapetassée elle aussi. 
  4. Je m’emploie à conjuguer les écrits de Marie avec ses ravaudages.
    Elle reprisait son tablier comme elle noircissait ces carnets de ses pattes de mouche. 

    « D’un coté elle utilisait du fil pour repriser, de l’autre, elle rapetassait ses carnets du fil de sa vie… « 

    Il y a là un lien qui m’est évident. Que je n’arrive pas à décrire. Alors je le photographie… Peut-être le verras-tu.

Le travail rapetassage est visible en partie sur : rapetassage.

expositions, publications, activités…. 

Passées :

  • Aout 2019. Exposition « rapetassage » au Festival des Arts et d’Histoires de Cervières. (42)
  • Interview par Gilles CHARLES.
  • 2018/19 Collaboration ratée dans un petit livre, qui aurait été un bijou si les photos n’avaient été que correctement imprimées. Pas vu Maurice.  Il plait apparemment malgré ça. Je reste décontenancé …
  • Exposition dans la galerie des éditions Corridor Éléphant. 
  • Novembre/décembre 2019. Parution d’un extrait du travail « Trampoline » dans le NiepcebooK N°12, spécialisé et reconnu dans la photographie contemporaine.  Éditions Corridor Éléphant

Travaux en cours : 

À venir : 

Avril 2020. Exposition collective « rapetassage » à Clermont-Ferrand. Présentation commune des photos de ©CBàlG et des broderies sur rapetassage de Marrit Veenstra.   Du lundi 30 mars au Dimanche 5 avril au 15, place du Terrail, Clermont-Ferrand, galerie Rosa da rua

Résidence

Claude BENOIT à la GUILLAUME est en résidence d’artiste à Vérines, 42440 Noirétable.  Son travail, entre autres, est d’arpenter, détailler et s’approprier la mine d’art brut que Marie, ancienne occupante des lieux a laissée en partant.

Des carnets, noircis de pattes de mouche, relatant 14 années de sa rude vie.
Des habits, cent fois rapetassés, réparés, économisés.
Son tablier, bleu, maintes fois reprisé. Lui aussi.

« Je mets en lumière ces témoins/indicateurs de cette vie austère. Soit en les contrastant avec des poses jeunes et espiègles, soit au contraire en les combinant avec les traces de vie de la peau, les rapetassages de la peau…  » 

« Rapetassage » est naturellement né de ces recherches. 

Vos travaux Trampoline et Rapetassage ne portent aucune accroche temporelle. Vous ne souhaitez pas photographier « l’époque » ? Pourquoi ?

C’est vrai. Peu de choses donnent des indications d’époque.

Et pourtant, les objets de ces travaux sont directement liés à l’époque. Faire du nu franc et carré alors que nous assistons au retour d’une certaine pudibonderie. Mettre en lumière les rapetassages d’habits éculés maintes fois réparés alors que nous sommes dans l’époque du : « on jette, on rachète ».
Y aurait-il un message ?